Les nouveautés d’Industrie Paris 2014



Le salon Industrie Paris se déroulera du 31 mars au 4 avril à Paris. L’occasion rêvée pour les fournisseurs d’équipements de dévoiler leurs derniers développements au public français. En voici quelques-unes, classées par catégorie  dans le monde des automatismes et de la mesure, dont plusieurs nominées aux Trophées de l’innovation 2014.



Composants et procédés


CLIX INDUSTRIE : Stator et rotor colle

50% de pertes au fer en moins, pour une masse réduite de 20% et des performances supérieures, c’est ce que promet cette petite entreprise de Haute-Garonne, grâce à une technologie de feuilletés magnétiques par collage pour la réalisation de stators, de rotors et de convertisseurs. Le secret de l’entreprise réside notamment dans sa capacité à déposer des films très minces et très réguliers de colles très « pâteuses », pour obtenir des feuilletés de 2 à 1000 tôles avec un écart laminaire de 5 microns, qui accroît l’isolation tout en augmentant la qualité de la matière magnétique. Cerise sur le gâteau, les feuilletés ainsi obtenus peuvent être usinés après assemblage, source de gain de précision important.



DOGA : diviseurs CN à vis globique

Présentés pour la première fois en France lors du salon, les nouveaux diviseurs CN de Tsudakoma inaugurent une nouvelle technologie de transmission baptisée Ball Drive. Remplaçant les traditionnelles liaisons par roue et vis sans fin, celle-ci emploie un mécanisme composé d’une vis globique entraînant des billes placées sur la broche. Le mouvement est transmis par le roulement des billes sur la vis et non par le frottement entre une vie et une roue tangente. Intérêt de cette solution : elle ne souffre d’aucun jeu mécanique, autorise des vitesses de déplacement supérieures (100 tours par minute contre 50 habituellement) et ne nécessite pas de système de blocage, comme c’est le cas avec des moteurs couples, réduisant ainsi les temps de positionnement du diviseur de 40% selon le fabricant. Ses domaines d’application ? « Le médical, l’automobile, l’aéronautique et, en général, partout où des fréquences de rotation importantes sont demandées », indique-t-on chez Doga.



ESAB : soudage ICE

Le soudage à l’arc submergé existe depuis de longues années. Esab lui donne un coup de jeune et un coup de boost grâce à sa technologie ICE, qui consiste à « utiliser la chaleur excédentaire générée par le processus de soudage pour fondre une électrode supplémentaires qui n’est pas au potentiel, appelée électrode froide intégrée (ICE) », explique le spécialiste du soudage. Le principe est simple et peut être utilisé sur différents types de systèmes : monofil, bi-fils (plusieurs têtes et une seule source), tandem (plusieurs têtes et plusieurs sources). Le résultat est sans ambiguïté : un taux e dépôt de matière multiplié par deux pour la même quantité d’énergie consommée, une vitesse de soudage augmentée de 35% et une consommation réduite de 20%. A noter cependant, cette technologies s’adresse plus particulièrement aux soudages sur des grosses épaisseurs, dans le monde du pipeline, de l’industrie lourde ou encore de l’éolien.



ETEL : moteurs couples TMK

Les moteurs couples de la gamme TMK inaugurent la technologie d’aimants enterrés. Sur ces modèles, les rotors sont constitués, non pas d’aimants Collés en surface, mais de plusieurs aimants noyés dont les effets conjugués permettent de concentrer les flux magnétiques. Conséquence directe : comme les autres moteurs couples, ils présentent une grande précision de positionnement, mais peuvent assurer des vitesses jusqu’à huit fois supérieures à celles de moteurs couples classiques, avec des couples de pointe et des couples continus supérieurs. Ils ouvrent ainsi les portes du tournage-fraisage aux pièces de grandes dimensions.



ROLLON : E-light 80 bidirectionnel

Sur la base de son axe E-Smart 80, Rollon a développé une nouvelle technologie avec deux chariots à mouvement inversé. Un chariot, fixé sur un rail de guidage, est installé sur le dessus de la poutre aluminium et un autre sur le dessous. Les deux chariots, dont les mouvements sont opposés, sont reliés par une seule et même courroie. Ce dispositif peut être utilisé pour des systèmes d’ouverture et de fermeture qui emploient généralement deux axes linéaires et deux motorisations.



SIEMENS : Moteur segments

L’Allemand a mis au point une solution élégante pour réaliser des moteurs rotatifs synchrones de très grand diamètre tout en conservant un coût acceptable. Son secret ? Des moteurs segments, sortes de moteurs linéaires cintrés qui, mis bout à bout (sachant qu’ils n’ont pas besoin d’être présentes sur la totalité de la circonférence), constituent un moteur entier. « Le moteur circulaire est ainsi composé de plusieurs segments, eux même constitués de plusieurs parties actives et d’aimants permanents disposés de façon radiale ou axiale », annonce le fabricant. Pour construire son moteur, l’intégrateur n’aura plus qu’à placer les segments le diamètre souhaité et en sélectionner le nombre selon le couple recherché.





Mesure et instrumentation


CREAFORM : Metrascan-R

Composée d’un scanner laser embarqué sur un robot industriel standard et un système de localisation optique, la solution proposée par l’entreprise canadienne permet de réaliser des mesures de contrôle sur les pièces, directement sur les lignes de production. Sa précision est ainsi totalement indépendante de celle du robot porteur et, surtout, insensible aux vibrations, fréquentes dans ces environnements difficiles. Grâce à quatre focaliseurs optiques, le Metrascan-R peut même réaliser des mesures sur des pièces de un à 10 mètres.



IFM : VNB001


Avec cet appareil employant la technologie efector octavis, ifm electronic s’attaque à la mesure vibratoire. Installé directement sur les machines, il surveille en ligne l’ensemble des vibrations selon la norme ISO 10816. Il mémorise (sur environ 3 ans), avec horodatage, l’évolution des vibrations pour analyser les tendances. L’Allemand a mis l’accent sur la facilité avec un paramétrage directement sur l’appareil et un changement de couleur de l’affichage numérique qui permet, d’un simple coup d’œil, d’estimer l’état de la machine, à la façon d’un feu tricolore : vert, tout va bien, rouge, tout va mal, orange… toute dégradation est signalée par deux sorties de commutation ou une sortie de commutation et une sortie analogique. Enfin, le capteur peut aussi être alimenté via une prise USB et ainsi servir d’appareil de mesure portable.



Robotique


KINETIC SYSTEMS : robot scara agro


Le monde de l’agroalimentaire est particulièrement exigeant en termes d’équipements de production. Le fabricant d’axes électriques et de manipulateurs  a ainsi mis au point un robot Scara IP 67, étanche aux projections sous pression et à l’immersion et classé ISO 14644-1. Pour cela, « toutes les connexions électriques, pneumatiques, entrées, sorties, sont disponibles sur la bride outil avec l’ensemble des câbles et flexibles logés à l’intérieur ; aucune gaine d’alimentation, soufflet, zone de rétention n’est présent à l’extérieur du robot », annonce le fabricant. Autre innovation, « la broche compacte est parfaitement lisse », ajoute-t-il. A noter, cette broche dispose d’un arbre creux pour le passage des connectiques des outillages et autres systèmes de vision. Disponible également en version inox, ce  robot Scara « agro » atteint 120 cycles par minute, avec une précision de ± 0,05 mm et une capacité de charge de 12 kg.



KUKA : RMRobot/mxAautomation

Avec ces deux outils conjugués, Run My Robot du côté Siemens et mxAutomation du côté Kuka, les deux allemands simplifient l’automatisation du service des machines-outils. En effet, « le robot et la commande numérique sont alors reliés par un réseau tandis que la programmation du robot et son exploitation (messages de défaut et acquittements) sont entièrement réalisés sur le panneau de la CN », explique-t-on chez Kuka. Les mouvements du robot et ses actions sont également programmés directement dans la CN de Siemens, sans nécessiter de maîtriser le langage de programmation des robots Kuka.



MT ROBOT : STSC

STSC signifie « système de transport sans conducteur ». Les engins développés par l’Allemand sont dotés des dernières technologies disponibles en termes de navigation libre, d’interface et de gestion de la charge des batteries. En particulier, leur système de guidage utilisant le wifi ne nécessite aucune modification de l’environnement (réflecteurs, lignes à suivre, fils ou émetteurs implantés dans le sol). La coordination des machines est basée sur un serveur et des PC embarqués sur chacune d’elles. Enfin, l’interface utilisateur, de type web, est compatible avec tout ordinateur, tablette ou smartphone. Evidemment, ces petits robots mobiles peuvent être équipés d’accessoires interchangeables, qui leur permettront de transporter des caisses, puis des palettes… Leur autonome : 9 heures.



PES : main de préhension à deux doigts

Fabriquée au Canada par Robotiq, cette pince dont l’ouverture atteint 200 mm et pilotée en position, vitesse et effort, permet de saisir des objets de toutes formes par divers types de prises. Elle est compatible avec tous les robots des grands fabricants et avec pas moins de sept protocoles de communication.  Selon PES, cette main peut se substituer à des solutions plus classiques constituées de plusieurs préhenseurs spécifiques montés sur des changeurs d’outils.



ROBOTINDUS : cellule de dévracage Cell 3D

C’est l’application la plus courue des industriels actuellement : récupérer avec un robot des pièces placées en vrac dans une caisse. Pour développer sa solution, Robotindus s’est associé à Visio Nerf, qui apporte son système de reconnaissance de pièces en 3D. La cellule reconnait donc les pièces quelle que soit leur morphologie et leur position, détermine la plus facile à attraper et commande le placement d’un robot 6 axes Universal Robots qui va la prendre et la déplacer sans collision.



VALK WELDING : Arc Eye


Valk Welding a travaillé sur son propre système de vision pour suivre les joints de soudure en temps réel. Sa particularité ? « il effectue un balayage circulaire et réalise, en un seul balayage, une image 3D du joint de soudure sans les reflets et leurs effets indésirable », note le spécialiste du robot de soudage. Une source de précision, mais aussi de rapidité puisque l’Arc Eye n’a besoin que d’une mesure quand des systèmes classiques peuvent en nécessiter trois, selon Valk Welding.



SCHUNK : pince de préhension CGH

Réalisée en fibres de carbones, cette pince « grande course » voit son poids réduit de 40% par rapport à une pince classique en aluminium. Elle offre ainsi une force de serrage de 2500 N pour un poids de 11,65 kg seulement, et une course de 160 mm par doigt de préhension. Grâce à ce matériau et à l’usage de guidages à billes, elle permet d’utiliser des doigts de plus de 1000 mm de longueur, « presque sans perte de force de serrage », annonce Schunk.  « Pour augmenter encore davantage l’efficacité de la pince, sa course peut être ajustée librement, permettant une réduction des temps de cycle et des économies d’air comprimé », poursuit le fabricant.



STAUBLI : stäubli robotics Suite 2013

C’est l’ultime version du logiciel de développement et de maintenance du constructeur de robots. Au programme, une interface toute nouvelle à la façon des outils de bureautique de Microsoft et, surtout, deux modules en un puisque ce même outil intègre à la fois Development Studio, un outil de développement d’applications robotiques été de simulation 3D, et Maintenance studio, dédié qui offre des fonctions évoluées pour réaliser des opérations de diagnostic sur les cellules.