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Le sans-fil progresse dans l’industrie

Le spécialiste américain des solutions
d’automatisation organisait sa 21e Automation Fair début novembre à
Philadelphie. L’occasion pour le groupe de réaffirmer sa stratégie de
développement et de présenter en avant-première ses dernières nouveautés.

 

2012 marque
un retour aux sources pour Rockwell Automation. En tous cas en ce qui concerne
l’automation Fair. En effet, 21 ans après sa création, la grand’messe du
spécialiste américain des automatismes accueillait ses clients du monde entier
à Philadelphie, en Pennsylvanie. Au programme, 
les traditionnels témoignages d’utilisateurs et les ateliers
d’apprentissages concrets proposés aux utilisateurs des produits Rockwell, mais
également une exposition rassemblant une centaine de partenaires. Sur trois
jours, entre un ouragan et une tempête de neige, l’événement a accueilli près
de 10000 personnes.

 

Focus sur l’industrie

Pour
l’Américain, un tel événement constitue également l’occasion idéale pour
détailler sa stratégie au niveau mondial. Et sur ce point l’ensemble de
l’équipe de direction est unanime : Le développement de la société repose
et reposera encore sur le manufacturing. Certes, le monde change. « Dans
la prochaine décade, les pays en développement vont participer avantage à la
croissance du monde que les pays développés », rappelait Keith Nosbush, le
PDG, lors de la traditionnelle session intitulée « Manufacturing
perspectives ». Se référant notamment à une étude réalisée par le Cabinet
Deloitte sur l’évolution de l’industrie manufacturière dans le monde entier, le
patron de Rockwell note une nouvelle demande liée à l’émergence d’une classe
moyenne nouvelle dans ces pays. Et c’est une bonne nouvelle pour le groupe.
« Cela va pousser le développement des infrastructures, augmenter la
consommation dans ces pays et le cycle de vie des produits va encore se
réduire. Il faudra un milliard de milliard d’investissement pour améliorer la
productivité des entreprises afin de faire face à cette demande »,
poursuit Keith Nosbush.

 

De bons résultats

En 2012, Rockwell
Automation et ses 22000 employés ont engrangé un chiffre d’affaires de 6,26
milliards de dollars (en hausse de 4,3% par rapport à l’année précédente), dont
plus de la moitié a été réalisé hors des USA. A noter, « Le process a été
plus fort l’an dernier, avec les USA en tête, puis l’Asie et l’Amérique du
sud », précise Blake moret, Vice-président en charge des l’activité
control products & solutions. L’objectif en 2013 ? « Nous
prévoyons 3 à 5%, mais nous pourrions aller au-delà », annonce Joe kahn
,Vice-Président Global Business Development. Pour cela, « nous nous
focalisons sur les marchés émergeants. Nous regardons ainsi surtout vers l’Asie
et l’Amérique du Sud », note le vice-président.

La région
EMEA, deuxième source géographique de revenus du groupe avec presque un quart
du total (1,38 milliard de dollars en 2012), continuera de justifier une
attention particulière, car « c’est une région stratégique, qui donne
notamment le ton au reste du monde en termes de sécurité », note Hedwig
Maes, patron des activités sur cette partie du globe. Pour autant, malgré de
très bons résultats en Afrique et en Europe du Nord, le potentiel de
croissance n’y est pas aussi prometteur qu’en Asie et « 2013 sera analogue
à 2012 en temres de revenus, comme les deux à trois ans qui suivront »,
prévient-il.

Avec une
réserve de cash de près e 800 millions de dollars, le groupe n’exclue aucune
possibilité d’acquisition, comme cela a été la ces à plusieurs reprises cette
année (à ce propos, Blake Moret, Vice-président
en charge des l’activité Control Products & Solutions le réaffirme :
le
rachat du fabricant chinois d’entraînements moyenne tension Harbin Jiuzhou
Electric ne remettra pas en cause les fabrications de produits de même type aux
Etats-Unis et au Brésil). Cependant, « nous privilégions la croissance
organique », soutient Joe Kahn. Par contre, pas question de se lancer dans
la chasse aux affaires dans le building, comme le font certains de ses principaux
concurrents. « Ce n’est pas une cible privilégiée car notre portefeuille
produits n’est pas assez adapté à ces applications. Mais il y a fort à faire
dans les activités que l’on connait bien », précise-t-il.

 

Du cloud et des services

Comment tout
cela va-t-il se traduire en termes de technologies ? Selon Keith Nosbush,
le futur passera par « l’Ethernet sécurisé, le manufacturing intelligence
(c’est-à-dire l’agrégation de tous types de données dans l’entreprise pour les
analyser et optimiser ses opérations), le cloud computing, la simulation et la
modélisation, les technologies de gestion de l’énergie et les technologies
propres » et, bien sûr, ce qui permettra de gagner en productivité.

Sur le cloud
en particulier, Sujeet chand, vice président en charge de la R&D mise sur
la  « convergence vers
Ethernet » avec, notamment, des solutions de suivi et de diagnostic à
distance des installations. Un cas d’application faisait d’ailleurs  la une lors de l’Automation Fair, celui de MG
Bryan, qui fabrique des équipements sur remorque pour le monde parapétrolier et
qui accède à distance à ses engins grâce à une solution montée en partenariat
avec Microsoft, en particulier pour son service de serveur Azure. Rockwell
prouve ainsi que c’est possible, mais reste ouvert quant aux technologies à
utiliser : cloud privé, cloud public, virtualisation, etc. Au cas par cas,
il s’appuyera sur le savoir faire de ses partenaires Microsoft et Cisco.
L’Américain est naturellement intéressé par l’idée de passer à l’étape
suivante, avec du contrôle à distance, mais le Vice-président ne prévoit pas
cela pour demain.

Autre voie à
suivre, les économies d’énergie. « C’est un moteur fort, même dans les
pays où l’énergie n’est pas chère. Les clients veulent réaliser des réductions
de consommation de 20 à 40%. Cela passe par des contrôles de moteurs
intelligents, par exemple avec des modes de mise en sommeil configurables, qui
commencent à arriver. La prochaine étape passera la mesure du niveau d’énergie consommé
puis la gestion de l’énergie, dans les 5 ans à venir », note Blake Moret.
Et selon lui, les gains à en attendre sont très importantes. « On peut
atteindre 50% avec le matériel et 20% supplémentaires avec des services
adéquats », ajoute-t-il.

Le
vice-président en charge des technologies de contrôle de rappeler que les
innovations de Rockwell ne sont pas destinées uniquement aux grands systèmes.
« Pour les OEM, nous étendons notre offre Midrange, en particulier avec le
variateur Powerflex 525AC [voir encadré] », rappelle-t-il. D’ailleurs, les
nouveaux services proposés par le groupe concernent les grandes comme les
petites installations. A l’image de « l’assurance », mise en place
par Rockwell. « Actuellement, il y a de moins en moins de gens qualifiés
dans les usines. Avec l’assurance, nous proposons aux industriels de suivre et
gérer leur installation en nous engageant sur leur disponibilité. Cela
s’adresse aux clients du monde entier, sans restriction de taille
critique », note Marco Valletta, responsable marketing global Services
& support. Cela peut passer par la mise en place d’un dispositif de suivi
en ligne, que Rockwell propose aussi aux OEM, qui pourraient alors eux-mêmes
suivre et diagnostiquer à distance et en ligne les machines de leurs clients et
ainsi améliorer leur SAV. Reste encore à les convaincre. Cette technologie fera
même peut-être l’objet d’un focus particulier à l’Automation Fair 2013…

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