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UNE ENQUÊTE MONDIALE SUR L’INTERNET DES OBJETS

La société Premier Farnell a réalisé une étude
sur l’Internet des objets qui démontre le rôle
essentiel joué par les plateformes matérielles aux
premiers stades du processus de conception, cela
permet aux ingénieurs de valider plus rapidement
leurs créations, et ainsi de proposer une preuve
de concept plus aisément rentable, en un temps
inhabituellement raccourci.

De portée mondiale, cette enquête menée entre septembre et novembre 2018, a reçu 1 042 contributions dont la moitié (519) vient du continent américain, 317 arrivent de la zone
Europe-Afrique-Moyen-Orient (EMEA), 155 de la zone Asie-Pacifique
et enfin, 51 qui ne laissent apparaître aucune provenance
géographique. Plus de 93 % des participants sont des hommes et
seulement 7 % sont des femmes.

Lorsqu’il s’agit de développer des solutions IoT, les résultats de
l’enquête montrent que 52 % des utilisateurs se soucient de la
sécurité, de la confidentialité et de la protection des données
quand 24 % sont préoccupés par la manière dont la communication
et la fiabilité des données sont gérées. Loin derrière, arrivent
presque ex æquo, la fiabilité des dispositifs périphériques (9 %), la
facilité d’analyse et de révision des données (8 %) ainsi que
l’écosystème (7 %).

Lorsque la préoccupation est recentrée sur l’usage, l’enquête montre
que 40 % des sondés pensent que la sécurité est l’aspect le plus important lors du développement de solutions IoT, et ce
principalement parce que les données collectées que ce soit, par les
objets comme les machines ou par nous-même, sont extrêmement
sensibles et hautement personnelles. Il est donc prévisible que le
chiffrement des informations connaisse une forte croissance dans
les applications IoT.

LES PRINCIPAUX SECTEURS DE L’IOT À
CINQ ANS

Sans guère de suspens, les sondés considèrent que l’automatisation
domestique (27%), l’automatisme et le contrôle industriels (20 %)
ainsi que l’intelligence artificielle à jeu égal avec les villes
intelligentes (12%) , seront les principaux débouchés de l’Internet
des objets dans les années à venir. On peut encore souligner que la
gestion de l’énergie arrive aussi en assez bonne place (11%).

D’autres débouchés marquent le pas comme notamment, les
transports (8%) ou perdent du terrain comme les objets
technologiques portables, parfois appelés wearables (7%), comparés
à d’autres études menées il n’y a que quelques mois.

S’agissant du développement, les concepteurs comprennent
l’importance que revêt une plateforme interne pour prendre en
charge de manière efficace, tant du point de vue économique que
sur le plan de la sécurité, leurs applications IoT, plutôt que d’avoir
recours à des prestataires externes. L’enquête montre en effet, que
les développeurs préfèrent concevoir eux-mêmes une solution
complète sécurisée du périphérique vers le cloud (58 %), plutôt que
de s’en remettre à des fournisseurs.

L’Internet des objets étant de plus en plus essentiel à de nombreux
secteurs d’activité, les interrogations entourant la propriété des
données deviennent de plus en plus pressantes. Quelque 70 % des
utilisateurs apprécient d’être propriétaires des données collectées
par un dispositif périphérique plutôt que celles-ci soient détenues
par le fournisseur de la solutions IoT. Toutefois, un sondé sur quatre
indique qu’il serait satisfait si le fournisseur de la solution devient
propriétaire des données collectées.

Lorsqu’on aborde les facteurs qui sont de nature à rendre l’IoT plus
efficace, c’est sans surprise que l’interopérabilité occupe la pole
position (36 %). Les sondés laissent même entendre qu’il s’agit du
facteur qui permettra d’accélérer sa diffusion dans la plupart des
secteurs d’activité. En effet, tous les objets connectés devraient
pouvoir communiquer entre eux, et ce quels que soient leur
fabricant ou leurs spécifications techniques. Pour 28 % des sondés
chacun, les normes de connectivité et la facilité de développement
représentent les deux autres conditions à réunir pour tirer le meilleur
parti de cette technologie.

L’IoT et les données sont étroitement liés. Les analyses de données
collectées doivent présenter une vue d’ensemble, permettre de tirer
des conclusions intéressantes et mettre en évidence des résultats
exploitables d’un point de vue opérationnel. D’après les résultats de
l’enquête, ce sont les applications opérationnelles qui en profitent au
maximum (44 % des sondés), c’est-à-dire, l’optimisation du lieu de
travail et des ressources ainsi que la réduction des coûts d’exploitation
afin d’améliorer la rentabilité de l’entreprise. Viennent ensuite les
applications d’assistance clientèle (30 % des sondés) et la possibilité
de proposer des services personnalisés en ligne ou hors ligne.

SUR QUELS ÉQUIPEMENTS APPUYER LES
DÉVELOPPEMENTS

Les plateformes matérielles font aujourd’hui, partie intégrante des
premières étapes du processus de conception, ce qui leur fait jouer
un rôle essentiel. Elles permettent aux ingénieurs de tester leurs
conceptions rapidement et de manière économique pour aboutir
aussi vite que possible, à une démonstration de faisabilité. Les
ordinateurs monocarte permettent donc, de réduire les délais avant
la commercialisation et de minimiser les coûts et les risques.

Les résultats de l’enquête montrent clairement que les ingénieurs
concepteurs choisissent une plateforme matérielle qui facilite les
développements par la standardisation des ressources qu’elle
propose. On ne s’étonnera pas que la moitié des développeurs utilise
un ordinateur monocarte tel que les modèles Raspberry Pi 3, Odroid
C2, BeagleBone Black, etc., car ils constituent des plateformes de
programmation prêtes à l’emploi permettant de créer directement
des produits finis. Tous ces nano-ordinateurs fonctionnent sous le
système d’exploitation Linux (Debian, Ubuntu, etc.), avec ou sans
interface graphique et qui surtout, permet d’avoir un large choix en
langages de programmation (C/C++, Java/JavaScript, Python, PHP,
etc.). Pourtant, d’autres ingénieurs préfèrent utiliser des plateformes
de conception personnelle (27 %) ou des solutions de
développement proposées par des fournisseurs de puces ou de
modules.

Le matériel constituant les objets connectés disposant comme on
vient de le voir, d’une puissance de calcul et d’une mémoire limitées,
le C/C++ constitue le meilleur langage de programmation pour près
des deux-tiers des sondés (62 %), suivi par Python (32 %) et
JavaScript (27 %). Ces langages étant principalement utilisés dans le
cadre d’un développement intégré, il n’est pas surprenant que les
langages C/C++ et Python soient les plus utilisés. Pour la part de
développement qui concerne la remontée des données vers le cloud
et la relation avec les passerelles, JavaScript est le langage le plus
populaire auprès des sondés (49 %), suivi de près, une nouvelle fois
par Python (38 %).

D’après les résultats de l’enquête, on enregistre une tendance
nettement à la hausse en faveur de l’adoption d’hébergement des
données collectées dans un cloud privé (30 %), ce qui peut
évidemment surprendre. Toutefois, l’utilisateur est ainsi propriétaire
de la solution d’hébergement ce qui lui permet d’exercer un contrôle
total sur la manière dont la solution développée exploite le cloud
privé. En outre, il évite de supporter une redevance à un tiers ainsi
que le risque de voir cette dernière fluctuer à la hausse au gré d’une
croissance des besoins difficile à prévoir. En outre, un cloud privé
peut aussi être plus réactif et plus difficile à pirater mais en
revanche, plus exposé aux attaques par déni de service (DoS).

Quoi qu’il en soit, les services de cloud public ne sont pas loin
derrière en termes de popularité avec Google Cloud qui suit de près
à 22 %, Amazon Web Service (AWS) à 20 % et Microsoft Azure à
14 %. Seul, IBM Watson peine à s’attirer les faveurs des développeurs
de solutions pour l’Internet des objets, n’intéressant que 6 % des
sondés.

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